Ce qui dépend de nous, ce sont nos jugements, nos tendances, nos désirs et nos aversions.
Ce qui ne dépend pas de nous, c'est notre corps, c'est notre richesse et notre pouvoir. C'est-à-dire, toutes les œuvres qui ne nous appartiennent pas.
Les choses qui dépendent de nous, sont par nature libre, sans empêchement, et sans entrave.
Celles qui n'en dépendent pas, inconscientes, serviles étrangères et capable d'être empêchées.
I- Retire donc ton aversion de tout ce qui ne dépend point de nous, et reporte la, dans ce qui dépend de nous. Car si tu désires quelqu'une des choses qui ne dépendent pas de nous, nécessairement tu seras toujours malheureux.
II- Si tu aimes une chose, dis –toi « c'est une chose que j'aime » car, si elle vient de disparaître, tu n'en seras pas troublé.
Si tu aimes quelqu'un, dis- toi que « c'est un être humain que j'aime » car, s'il meurt, tu n'en seras pas troublé.
V- Si un membre de la famille ou un ami est décédé, ne dit pas qu'on la perdu, mais plutôt « qu'on la rendu », car il fait parti sans doute de ce qui ne dépend pas de nous.
VI- Si tu veux que la famille ou les amis vivent toujours, là tu hallucine et prépare toi à devenir fou car tu veux que ce qui dépend pas de toi en dépend. Et tu veux que ce qui est à autrui soit à toi.
VII- Si tu veux que ton ami ne commette pas aucune faute, tu es déraisonné et ta perdu le chemin, car c'est comme si tu veux que le vice ne soit pas vice, mais autre chose.
VIII- Mais si tu veux ne pas manquer ce que tu désires, tu peux le faire. Il suffit que tu t'appliques seulement à ce que tu peux faire.
X- Sache que tu peux être un meilleur vainqueur, si tu ne t'engages dans aucune bataille, ou il ne dépend pas de toi d'être vainqueur.
XII- Sache que nul ne peut te léser, si tu ne le veux point, car tu ne seras lésé que si tu juges qu'on te lèse.
XIII- Tout ce qui t'es prescrit, sois y fidèle comme à des lois que tu ne peux pas transgresser. Et quoi qu'on va dire de toi, n'y fait pas attention, car cela ne dépend plus de toi.
XIV- Si ton frère ou ton ami à des torts ne le prends pas du coté par ou il a tort, prends le plutôt par l'autre coté, en te rappelant qu'il est ton frère ou ton ami et que ce qui vous unisse et beaucoup plus important que ce qui peut vous diviser.
Quant à toi, si tu n'es pas encore Socrate, tu dois vivre comme si tu voulais être Socrate.