dans le sentier de l'ena

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# Posté le lundi 25 juin 2007 10:09

Modifié le samedi 26 janvier 2008 11:23

mémoire de l'AFRIQUE

mémoire de l'AFRIQUE
Il s'agit de la lettre déstinée à Sarkozy par le poète Amadou Lamine Sall,celui que Sédar Senghor a qualifé" le poète le plus doué de sa géneration".
D'origine sénégalaise,il est lauréat des Grands prix de l'accademie française. il est le président et le créateur de la maison Africaine de la poésie internationale
.

dans sa lettre que j'appelle "mémoire de l'AFRIQUE",il s'est servi aux accènts ironiques pour indexer une France en proie de ses angoisses et un président"Sarko" marqué par une schizophrénie.

un seul message à retenir,c'est de dire à SARKO qu'une France sans immigration,et donc sans l'Afrique et les Africains est une France sans anabiose.



Monsieur le Président de la République,

En vous félicitant de votre victoire, de la confiance que le peuple
français a placée en vous, je tenais à vous dire combien j'ai été touché par
votre décision de faire désormais connaître auprès des jeunes écoliers
français la terrible tragédie de la déportation. Oui, la lettre,
l'insoutenable lettre de Guy doit être lue, connue.

Il sera difficile de vous contester cette noble initiative. Elle
relève d'une grande vigilance de votre part, mais mieux encore : d'une
profonde perception des drames humains. Et il faut un coeur pour détecter le
cri de Guy Môquet
passer ce cri aux générations futures. Vous avez eu ce coeur. Je ne
crois
pas que l'on emprunte un tel coeur. La ruse, le jeu et les calculs politiques
ne conduisent pas, malgré leurs vices, leurs talents, à se doter d'un tel
coeur. Votre geste me semble pur. Il y va de la construction de notre monde
de demain. Et c'est la jeunesse, je dirai l'enfance mondiale, qui est en
première ligne. Cette jeunesse doit être informée, sans tarder. Et c'est
bien l'école la meilleure voie, le meilleur des conducteurs. Très tôt, il
nous faut savoir pour que très tôt nous puissions nous mobiliser pour que
plus jamais notre humanité ne connaisse une telle insulte.

J'ai appris que la France n'avait pas fait de l'histoire une
discipline cardinale dans son enseignement primaire, secondaire,
universitaire. Si c'était le cas, il faut vite réparer cette impardonnable
lacune. L'histoire de votre pays doit être enseignée à vos enfants dés le
bas âge. C'est un grand pays qui a beaucoup apporté au monde pour sa célèbre
devise : liberté, égalité, fraternité.
Mais c'est aussi un pays que d'autres

grands peuples ont aidé, soutenus avec sang et sueur dans ses pages
douloureuses et sa quête de liberté. Je veux précisément parler ici du lourd
prix payé par l'Afrique avec ses tirailleurs sénégalais pour libérer la
France. On est allé jusqu'à dire, si méchamment, que votre pays s'est battu
jusqu'aux derniers des noirs, pour reconquérir sa liberté. Pour dire,
au-delà des jeux de mots, le poids du sacrifice de nos pères.


Me fait croire qu'il devrait être également possible de réparer une autre
injustice de l'histoire et de la mémoire des hommes : faire connaître aux
jeunes français l'histoire des tirailleurs sénégalais. Il s'agit, dans cette
perspective, de faire lire dans vos salles de classe, non chaque jour, mais
au moins un jour de la semaine, le poème de Senghor sur les tirailleurs
sénégalais, ou tout autre court texte résumant la nature de leur combat et
leur sacrifice pour la France.

Au Sénégal, la statue symbolisant la lutte des tirailleurs
sénégalais, fait désormais vivre côte à côte les soldats *Demba* et *Dupont
*, selon la volonté du Président Wade. Et les enfants des écoles viennent
là, sur la place de la gare, regarder, écouter, comprendre. Un clip à la
télévision sénégalaise le relaie sans cesse. Il s'agit de ne jamais oublier.

A votre tour, faites quelque chose. Cela ne fera que grandir la
France. Cela ne fera que confirmer que vous êtes parti pour être le
Président de la France de toutes les couleurs, le Président du coeur, car
seul le coeur peut donner, il est le moteur et le sourcier de la générosité.
Oui, Monsieur le Président, c'est bien de générosité et de justice qu'il
s'agit d'abord.

On a dit et prédit qu'avec vous la France aller changer,
avancer, innover enfin, quoi que cela vous coûtera. Ne laissez pas en marge
les grandes douleurs de l'histoire de votre pays, celles-là qui, chaque
jour, rassemble davantage autour de sa grandeur, de ses valeurs cardinales,
de ses capacités d'amour et d'accueil face à ceux qui cherchent à faire de
la France la terre de leur âme.

La France ne sera jamais seule. Sa vocation
est d'être aimée. Malgré elle. C'est dans son histoire interne et externe,
durant les siècles qui l'ont forgée, qu'elle s'est définitivement greffée la
part de l'autre. La France regagne la lumière à chaque fois qu'elle prend le
temps de s'attarder sur sa grandeur.

Il lui reste à vaincre sa peur du
changement, à repenser son avenir dans le silo que lui avait tracé votre
prédécesseur en ces termes si pleins d'espérance : « *Restaurer l'idée d'un
progrès de l'humanité. Poursuivre une nouvelle utopie, un nouvel idéal. Ré
enchanter le monde, rendre son rêve à l'homme, et rendre un territoire à ses
rêves. »*

Monsieur le président de la République, autant vous êtes installé
malgré vous dans la mondialisation, autant vous devez déjà reconnaître qu'il
y a bien longtemps que la France s'est installée dans la mitoyenneté d'une
solidarité africaine.

Et l'Afrique, avec vous, cherche avant tout à
installer cette mitoyenneté dans la dignité, le respect. Je ne crois pas que
votre pays fera le développement de l'Afrique. Votre aide publique au
développement est trop dépendante des énormes difficultés dont votre pays
fait lui-même face à l'interne, comme sur l'externe où il tente de faire
bonne figure au sein de l'Europe et y tenir son rang de puissance mondiale.
Votre tâche est titanesque même s'y rien n'y paraît dans le feu des
actualités qui masquent bien les difficultés et épargnent du tableau des
vrais désastres.

Quant à nos efforts en Afrique de sortir de nos situations
de pays appelés joliment et par souci presque psychiatrique « pays
émergents », ils épuisent et découragent même Dieu ! La vérité est que tout
relèvera d'abord, chez nous en Afrique plus que chez vous, de la capacité
des dirigeants politiques à gouverner leur pays dans l'audace des réformes,
la rigueur des lois et du niveau de vie de l'Etat, la croisade contre la
corruption plus dévastatrice que le sida et le paludisme, le choix des
priorités, la maîtrise des équilibres macro-économiques, la souplesse du
pouvoir d'achat des ménages comme la protection de celui des fonctionnaires
et des retraités,
l'investissement dans la formation professionnelle, le
développement des infrastructures énergétiques, la diversité des produits
d'exportation, le renforcement des chaînes de transformation, l'option ferme
d'une auto suffisance alimentaire moins dépendante, l'investissement dans le
social, l'agriculture, le plein emploi pour ancrer la jeunesse.

Monsieur le Président, si j'ai tenu à vous écrire, si j'ai tenu à
vous féliciter pour votre initiative de la lecture désormais dans les salles
de classes de France de la belle et douloureuse lettre de Guy Môquet, si
j'ai tenu à vous demander de penser aussi à la lutte des tirailleurs
sénégalais qui, pendant deux meurtrières guerres mondiales, mérite d'entrer
dans vos livres d'histoire et rappelée chaque jour à la mémoire de vos
jeunes écoliers, c'est parce que je crois, avant tout, que les réponses à
apporter aux français et aux autres peuples du monde, ne se conjuguent pas
seulement en termes économiques mais culturels.

Senghor le rappelait : « *La
troisième guerre mondiale ne sera pas nucléaire, mais raciale ».* Retenez
l'alerte ! Voyez-vous, le « 11 septembre » aux Etats-Unis d'Amérique, ce ne
sont pas les conséquences injustes du marché mondial.
C'est plus important

encore : c'est la culture ! Alors, que votre rêve pour le peuple français,
légitime et naturel, n'annule pas chez vous le rêve d'universalité qui,
seul, créait des espaces de reconnaissance et d'adhésion chez les autres
peuples du monde.

Soyez un apôtre de la culture, vous qui, justement,
Monsieur le Président, à cause de la culture, pour la culture et malgré la
culture, enfant de l'exil et de l'immigration, êtes devenu le Président de
la République d'une des plus belles et des plus vielles nations de la terre.
Avec vous, le rocher est devenue la montagne, détruisant ainsi le mythe
d'une France imprenable que Le Pen a cru avoir le courage et l'intelligence
de dénoncer au grand vent et que nombre de français ruminaient en eux bien
bas, ce qui a perdu Lionel Jospin et placé Chirac face à l'extrême droite
pour le second tour. Le réveil fut brutal face à la France elle-même, à la
communauté internationale ensuite.

Jamais alors la France ne s'était autant
mobilisée pour démontrer combien elle était grande, unie, forte dans ses
exigences et son choix de société. Le Pen a cru vous abattre en s'attaquant
à vos filiations identitaires, en dénonçant votre non appartenance à la
vieille souche mère.

L'histoire vous a donné raison sur deux points : le
courage de s'assumer, de se garder toujours d'être soi-même, d'être fier de
ce qu'on est, d'où l'on vient, d'être intraitable avec son passé, son
héritage. Que le peuple français savait grandir, s'ouvrir, donner, vivre et
refuser l'enfermement, l'exclusion. Et vous avez fini par gagner. Si vous
aviez fui votre passé, l'avenir vous aurez fui.

Déjà, vous avez marqué l'histoire de la France par votre seul
itinéraire identitaire, votre singularité. Sans votre singularité, vous
n'auriez pas fait autant rêver et espérer la France Vous avez fait naître
dans les esprits, cette espérance que tout peut arriver, que tout peut
changer, que le monde n'est pas immobile, que les peuples écoutent,
s'adaptent, adoptent, aiment.

Que le travail et l'abnégation paient. Ne
privez pas d'avenir ceux qui comme vous, rêvent demain de servir à leur tour
une autre France qui aura déjà beaucoup muté après vous. La chance des
autres enfants d'immigrés est dans votre réussite de demain. Donnez leur
alors sans tarder leur chance. N'allez pas chercher la solution. Vous êtes
vous-même l'exemple de la solution.
A vous de l'adapter pour les autres.
C'est votre droit d'y mettre un prix, car vous avez bien payé un prix pour
en arriver là aujourd'hui. Mais ne le majorer pas trop, car vous risqueriez
de graver dans l'eau vos plus grandes actions de la nouvelle histoire de
France de demain.

Vous êtes devenu sans le savoir un puissant symbole de la
diversité culturelle, celle-là qui annule les frontières sans effacer les
identités, sans oublier les repères, qui ose les évoquer, les chanter. Bref,
il faudra vous assumer, vous êtes un enfant de la mémoire, un enfant venu à
la fois de si loin et de si prés. Et c'est parce que vous êtes de ce
« voyage », que vos émotions et vos accents nous touchent parfois, car ceux
qui ont choisi de vivre chez vous, sont les enfants de la mémoire, de l'exil
et de l'émotion.

Monsieur le Président, si vous vivez de ce que nous croyons que vous
cachez en vérité dans votre coeur, car on ne dit, ne dévoile ni ne révèle
tout de soi-même quand on est dans l'arène politique, je peux accepter de
croire que vous serez un grand Président qui fera de grandes choses qui
surprendront le monde.

La politique a été votre fascination. Cette politique
a eu sur vous une terrible pression. Votre obsession fut de toujours
survivre, car en survivant, vous saviez que vous aviez votre chance. Elle
est arrivée. Ce qui maintenant remontera en vous et vous gardera humain
avant que ne s'installe dans les prochains huit mois, définitivement en
vous, « la certitude granitique du pouvoir princier », c'est le film de
votre enfance, de votre vie, de votre parcours.

C'est ce qui vous a brisé,
blessé, fait pleurer, éroder votre coeur, qu'il importe de garder pour être
toujours vous-même. Ce sera votre plus puissant bouclier contre les épreuves
à venir, car elles viendront. C'est ce parcours, ses secrets à vous, qui
conservent et protègent de la dérive, de la vanité, de la « glacialité » de
l'exercice politique et de la conduite des hommes. Puissiez-vous garder la
flamme de ce qui en vous, vous relie à l'émotion. Bien sûr, l'émotion
n'empêche pas la raison. Entre les deux, il faut savoir garder la juste et
bonne mesure.

On ne gouverne pas sans la raison, sans oublier l'autre, la
plus terrifiante, handicapante, la plus pesante, la moins démocratique
quoique incontournable : « la raison d'Etat ». Oui, c'est bien la raison qui
vous apprend que les tombeaux seuls sont des lieux d'éternité et non les
palais. Toutefois, des palais, Monsieur le Président, et c'est mon intime
conviction, on peut bâtir d'autres lieux d'éternité dans la mémoire des
hommes, des peuples et des civilisations. Pensez-y tôt, tôt le temps se
rattrape toujours.

Vous gagnerez votre combat en premier, sur le terrain de la culture
et de la mémoire. Guy Môquet est votre premier set, comme ont dit au
tennis !

Mes respects Monsieur le Président et bonne chance pour vous et
pour la France. Embrassez Ségolène Royal pour moi. Comme vous, elle est
aussi fille de la mémoire. Dieu, que la France a été belle comme jamais elle
ne l'a été avec vous deux !

# Posté le mercredi 30 mai 2007 09:48

Modifié le jeudi 08 novembre 2007 05:37

ce qui ne dépend pas de nous

Dans la vie,il y a des choses qui dépendent de nous et d'autres qui ne dépendent pas de nous.
Ce qui dépend de nous, ce sont nos jugements, nos tendances, nos désirs et nos aversions.
Ce qui ne dépend pas de nous, c'est notre corps, c'est notre richesse et notre pouvoir. C'est-à-dire, toutes les ½uvres qui ne nous appartiennent pas.

Les choses qui dépendent de nous, sont par nature libre, sans empêchement, et sans entrave.
Celles qui n'en dépendent pas, inconscientes, serviles étrangères et capable d'être empêchées.


I- Retire donc ton aversion de tout ce qui ne dépend point de nous, et reporte la, dans ce qui dépend de nous. Car si tu désires quelqu'une des choses qui ne dépendent pas de nous, nécessairement tu seras toujours malheureux.


II- Si tu aimes une chose, dis –toi « c'est une chose que j'aime » car, si elle vient de disparaître, tu n'en seras pas troublé.
Si tu aimes quelqu'un, dis- toi que « c'est un être humain que j'aime » car, s'il meurt, tu n'en seras pas troublé.


III- ne demande pas que ce qui arrive, arrive comme tu veux. Mais veuille que les choses arrivent comme elles arrivent et tu seras toujours heureux.


IV- Sache que la maladie est une entrave pour le corps, mais non pour la volonté, si tu tombes malade, dis- toi que c'est une entrave pour quelque autre chose, mais non pour toi.


V- Si un membre de la famille ou un ami est décédé, ne dit pas qu'on la perdu, mais plutôt « qu'on la rendu », car il fait parti sans doute de ce qui ne dépend pas de nous.


VI- Si tu veux que la famille ou les amis vivent toujours, là tu hallucine et prépare toi à devenir fou car tu veux que ce qui dépend pas de toi en dépend. Et tu veux que ce qui est à autrui soit à toi.


VII- Si tu veux que ton ami ne commette pas aucune faute, tu es déraisonné et ta perdu le chemin, car c'est comme si tu veux que le vice ne soit pas vice, mais autre chose.


VIII- Mais si tu veux ne pas manquer ce que tu désires, tu peux le faire. Il suffit que tu t'appliques seulement à ce que tu peux faire.


IX- Si quelqu'un te met en colère, sache que c'est ton jugement qui te met en colère. Souviens- toi que ce n'est pas celui qui t'insulte ou celui qui te frappe qui te met en colère, mais le jugement que tu fais que cet homme t'insulte.


X- Sache que tu peux être un meilleur vainqueur, si tu ne t'engages dans aucune bataille, ou il ne dépend pas de toi d'être vainqueur.


XI- En général, les devoirs et les obligations, se mesurent relativement aux liaisons. Garde le lien qui entre toi et la famille ou les amis, ont été établis. Ne te préoccupe pas de ce que ta famille ou tes amis réalisent pour toi, mais de que tu dois faire pour préserver cette liaison et donc pour que ta volonté soit dans état conforme avec la nature. Car c'est ne pas avec une bonne famille ou des bons amis que la nature t'a mis en relation, mais uniquement avec une famille, et des amis.


XII- Sache que nul ne peut te léser, si tu ne le veux point, car tu ne seras lésé que si tu juges qu'on te lèse.


XIII- Tout ce qui t'es prescrit, sois y fidèle comme à des lois que tu ne peux pas transgresser. Et quoi qu'on va dire de toi, n'y fait pas attention, car cela ne dépend plus de toi.


XIV- Si ton frère ou ton ami à des torts ne le prends pas du coté par ou il a tort, prends le plutôt par l'autre coté, en te rappelant qu'il est ton frère ou ton ami et que ce qui vous unisse et beaucoup plus important que ce qui peut vous diviser.


XV- Juges – toi digne de vivre comme personne bien faite et responsable pour progresser. Que tout ce qui te parait le meilleur soit pour toi une loi intransgressible.



C'est ainsi qu'avec ses règles, Socrate est devenu Socrate.
Quant à toi, si tu n'es pas encore Socrate, tu dois vivre comme si tu voulais être Socrate.

# Posté le mercredi 30 mai 2007 08:39

Modifié le jeudi 31 mai 2007 06:29

analyse et perspective de la mondialisation face à l'économie comorienne

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la mondialisation face à l'économie comorienne


Considérée comme l'une des questions préliminaires d'ordre politique, la mondialisation est un phénomène universel qui est devenu sujet de controverse fondé sur des confrontations des models sociaux économiques des différentes nations. Elle s'inscrit d'ores et déjà au premier plan du débat de la politique de chaque pays.

Pendant que les uns sont prêts et que les autres se préparent pour cette course, notre pays quant à lui s'apprête à être le meilleur des spectateurs de ce marathon. Rien n'est analysé par les autorités et on préfère plutôt être les témoins de notre propre faiblesse.
Alexandre Sanguinetti disait que : « il n'y a pas de grandes et de petites nations, mais seulement des nations qui montent et des nations qui déclinent ».
Mais où sommes-nous donc placés ?

La mondialisation est une problématique qui est associée à celle du déclin et du dépérissement des Etats. Les frontières de l'économie déborderaient les frontières politiques sapant ainsi l'autorité publique. Cette relation négative entre l'ouverture croissante de l'économie et les poids de l'Etat peut être vérifié selon la nature du pays. Ceux qui ont attrapé la chimie du cerveau définissent ce phénomène de mondialisation comme à la fois un bien et un mal. Pour certains elle est source davantage économique et crépuscule d'une règne de propension et pour d'autres, elle représente une menace auguste car elle favorise les opulents, les puissants au détriment des démunis et nécessiteux qui forment la majorité à l'échelle planétaire. En faisant un tour d'horizon sur l'économie nationale, on constate qu'il y a que le système douanier qui reste et demeure le fer de lance pour assurer la croissance économique. Or en cette phase de récession, la mondialisation préconise le soulèvement des barrières douanières. Ce qui va de soi que les impôts de la douane n'en seront point à la hauteur de fortifier ou plutôt de venir à bout de souffle de l'économie de l'Etat.

Le pays est obligé de prendre le pari de s'intégrer à l'économie mondiale dans son nouveau contexte. Ses préparations aux échéants liées à cette intégration exigent, à l'évidence, une mise à niveau de ses activités économiques. Or la plupart des activités économiques de l'Etat sont mal gérées et sous l'effet d'une structure archaïque, caractérisée par une centralisation accentuée du pouvoir, un organigramme informel, sinon inexistant. A cela, s'ajoute, un environnement économique qui évolue très lentement et qui reste marqué par la culture d'une période où les barrières douanières cachaient les insuffisances d'une administration figée. Aujourd'hui, quelque soit les moyens, les services douaniers n'ont plus d'autres choix que d'entrer dans la course à la mondialisation, d'où l'urgence de se mettre à niveau. Cela les poussera à une plus grande rigueur dans la gestion de leurs affaires afin de réduire leurs coûts de recettes pour être plus compétitives. Leur environnement économique auquel il conviendra de s'adapter est désormais marqué par la dé-protection douanières, le désengagement de l'Etat, l'arrivé massive de concurrents étrangers puissants et compétitifs.

A l'ère de la mondialisation, l'Etat voit son rôle redéfini, en passant d'un Etat protectionniste à un Etat régulateur. Les complications administratives, en l'occurrence celles des procédures, est un terrain fécond à l'apparition de maux dont il faudrait se débarrasser et en premier la corruption. Pour cela, l'Etat doit à travers ses établissements, instaurer une simplicité, une rationalisation et un raccourcissement des procédures administratives pour ne pas gêner les investissements et la contribution de la diaspora comorienne.

Aujourd'hui, l'Etat protége l'assiette nationale par des différents moyens : barrière douanières, impôts, pour assurer les charges, ce qui rend notre économie dépendante de cette protection. Donc d'ici 2012 une culture de qualité et de compétitivité doit être adoptée, en plus, toutes formes de protection doivent disparaître progressivement.

Parallèlement à ses mesures, l'Etat doit opter pour des mesures d'accompagnement des textes et des lois par rapport à la mondialisation, la modernisation du cadre juridique du gouvernement et son adaptation aux normes internationales, ainsi que le développement des infrastructures de base pour attirer les investissements étrangers, sans oublier l'assistance en matière de formation. Si la mondialisation imposera à notre pays de faire face, très vite, à ces insuffisances, elle lui ouvre la possibilité d'accéder à certains marchés des pays développés. Mais il doit payer le prix, à court terme tout au moins, car la mondialisation conduit à l'accentuation des inégalités de développement entre les pays du nord et le pays du sud et à la différenciation de développement au sein de chaque pays. En effet, elle implique pour un pays comme le notre et plus généralement pour tout pays du tiers-monde une re-colonisation intégrale sous des formes nouvelles.

Il faudrait gérer convenablement cette situation de manière à en atténuer les effets négatifs sur les plus démunis et surtout en réduire la durée par la mise en place de structures performantes dès à présent. En effet, dans les circonstances présentes « chômage de masse et augmentation de la pauvreté »dans notre pays, mon analyse considère que c'est plus important qu'il devient urgent de reformer notre système de prélèvement obligatoire, en raison des effets pervers.

Car dans notre pays, les impôts ont un double fonction : financer les dépenses publiques dont la plupart ont pour objet d'assurer l'égalité de chance entre la population « éducation, infrastructure, santé », et corriger par une redistribution le caractère trop inéquitable de la répartition des revenus. Et sans une transmutation des prélèvements pécuniaires de l'Etat, la couverture des charges publiques se laissera traîner et gommer dans la boue par les effets biscornus de la mondialisation.

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# Posté le lundi 19 mars 2007 08:19

Modifié le samedi 26 janvier 2008 11:31

pekos

pekos
ĉ'est pekos ki se tape là pose.1 renoi super dang et ki kiff tro ls meufs.
j l'appreci tel k'il est mm si c'1 sacré myto.

# Posté le samedi 17 mars 2007 16:53

Modifié le samedi 26 janvier 2008 11:25